Dans ce nouveau reportage, j'ai passé 48h en immersion avec le nouveau team Lapierre PXR et j'ai découvert comment le team se préparait pour les premières coupes du Monde. Reportage à retrouver sur Youtube.
Dans les coulisses du team Lapierre PXR : immersion au camp de préparation avec FSA
Quand on suit le cross-country en Coupe du Monde, on voit les résultats. Les podiums, les temps, les classements. Mais on voit rarement ce qui se passe en amont — ces semaines de préparation où tout se construit dans le détail.
FSA a invité En Roue Libre à vivre cette réalité de l'intérieur, au team camp du Lapierre PXR Racing à Santa Coloma, près de Gérone.
Une nouvelle structure, une philosophie claire
C'est la première année du team sous le nom Lapierre PXR Racing. Thomas, le team manager, pose d'emblée le cadre : ici, on construit une famille. La performance passe par l'humain. Un athlète brillant mais incompatible avec le groupe ? Pas la peine de postuler. Quand on passe 200 à 250 jours par an ensemble, entre camps, courses et déplacements, la cohésion du groupe est un facteur de performance au même titre que le VO2max.
L'équipe rassemble cinq pilotes aux profils complémentaires : Tobias, jeune talent passé en élite cette année, déterminé à gagner des courses ; Caroline Bohe, élite femme née en 1999, qui décrit l'ambiance comme une grande famille ; Nicole, la Suisse la plus titrée de l'équipe la saison précédente ; Anne, l'Autrichienne aux multiples podiums ; et Anton Cooper, champion d'Océanie et Néo-Zélandais, absent du camp pour cause de championnats nationaux.
FSA : un partenariat de développement, pas du sponsoring
Giorgio, représentant de FSA au camp, explique une distinction fondamentale. FSA ne sponsorise pas le team — FSA développe ses produits avec le team. La marque est l'une des rares à maîtriser l'intégralité de la chaîne : design, prototypage, tests en laboratoire, assemblage et expédition. Les retours des athlètes nourrissent directement le développement des potences, cintres, cockpits et roues. Chaque camp est une opportunité de fine-tuning basée sur les géométries et les mesures de chaque pilote.
Le bike fitting : quand quelques millimètres changent tout
L'un des moments forts du camp se déroule chez Science2Sport, un atelier de mesures biomécaniques à Gérone. Caroline est équipée de capteurs pour analyser son comportement en temps réel. Le verdict est sans appel : 10 mm de plus sur la potence, un peu plus de drop, et ses sensations changent radicalement. Une meilleure rotation du bassin, un recrutement musculaire optimisé, plus de puissance potentielle.
Xili, l'ostéopathe de l'équipe, joue un rôle central dans ce processus. Elle croise les données biomécaniques avec son travail corporel, identifie les désalignements et collabore avec le coach et Thomas pour trouver la position optimale. Des selles ont été changées, des ajustements se sont joués au centimètre — pas au millimètre.
Le spécialiste du bike fitting est catégorique : cette approche n'est pas réservée aux pros. Un cycliste amateur qui souffre sur son vélo devrait faire une étude posturale. Ça peut changer la différence entre aimer le vélo et détester le vélo.
Rayons BERD : la technologie qui fascine — et ses limites
Antoine teste les roues FSA SCI30 montées avec des rayons BERD — des rayons en tissu UHMWPE. Détendus, ils sont souples comme un fil ; sous tension, ils vibrent comme une corde de piano. Sur le terrain, le confort est immédiat. Les vibrations sont absorbées, la relance est bonne, le tout est léger.
Mais Giorgio tempère l'enthousiasme. Sur le marché grand public, les rayons en acier restent la norme pour une raison simple : la sécurité et la maintenance. Les rayons BERD exigent un entretien professionnel rigoureux, un tensionnement précis et une expertise que seuls les mécaniciens d'équipe maîtrisent. C'est pour cette raison que ces roues restent réservées aux teams.
La préparation mentale : l'avantage invisible
Nicole aborde un sujet encore tabou il y a quelques années dans le cross-country : la préparation mentale. Elle travaille avec deux coachs spécialisés — l'un focalisé sur la gestion de course, l'autre sur l'approche globale. Sa technique : verrouiller ses trajectoires la veille, ne plus rien changer le jour de la course, et faire confiance au travail accompli. Ça lui donne une confiance et une constance qui font la différence quand il faut gérer l'imprévu en compétition.
Thomas confirme : les gains marginaux en préparation mentale sont réels. C'est encore un domaine nouveau, mais les athlètes qui s'y investissent en voient les bénéfices.
Le prototype du nouveau Lapierre XR
Impossible de passer sous silence le vélo qui se cache derrière un rideau : un nouveau prototype Lapierre de cross-country qui sera dévoilé sur une étape de Coupe du Monde. Antoine a eu le privilège de le rouler avec les réglages d'un pilote de Coupe du Monde. Le verdict ? Le vélo est incroyable — mais l'écart de vitesse avec les pilotes pro est vertigineux. Suivre Caroline en descente reste un exercice d'humilité pour un enduriste.
L'approche globale : chaque détail compte
Ce qui ressort de ce camp, c'est l'approche holistique. Tests de performance physique, réglages de suspension avec capteurs embarqués, nutrition adaptée quotidiennement, ostéopathie préventive, préparation mentale, développement produit avec FSA — tout est interconnecté. Thomas le résume ainsi : chacun apporte sa petite pierre à l'édifice. Et c'est l'ensemble qui fait la différence le jour de la course.
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