La newsletter a pris un peu de repos ces derniers mois, mais pas En Roue Libre! Voici une mise à jour des derniers contenus depuis la dernière, ce qu'il ne fallait pas rater et un topo de ce qu'il va se passer dans les semaines/mois qui viennent.
Le gravel en 2025, c'est le VTT en 1995.
Sous un seul mot se cache déjà une multitude de pratiques. Et c'est exactement ce qui s'est passé il y a trente ans avec le VTT.
Dans les années 90, si vous disiez à quelqu'un que vous faisiez du VTT, ça ne voulait rien dire.
Ou plutôt, ça voulait dire tout et n'importe quoi.
Il y avait le randonneur du dimanche qui partait trois heures en forêt avec un sandwich dans la poche, le descendeur/freerider qui descendait les sentiers pleine balle, le trialiste qui butait sur ses rochers et ses palettes, et le compétiteur XC qui s'entraînait avec des watts et un carnet de bord.
Tous faisaient du "VTT". Aucun ne faisait la même chose.
Trente ans plus tard, regardez où on en est : descente, enduro, cross-country, downcountry, trail, all mountain, trial, dirt, bikepacking, sans parler du VTTAE...
Le VTT s'est fragmenté en autant de disciplines distinctes, avec leurs propres communautés, leurs propres marques, leurs propres événements, leurs propres médias.
Aujourd'hui, le gravel est exactement à ce stade. Celui d'avant la fragmentation.
Un mot. Des dizaines de réalités.
Faites le test. Demandez à dix personnes ce qu'elles font quand elles font du gravel.
Vous allez obtenir dix réponses différentes.
L'athlète qui s'aligne sur l'Unbound Gravel ou le Gravel World Championship — son vélo pèse 7,5 kg, il pilote ses watts au doigt et à l'œil, il a un plan nutritionnel.
L'aventurier qui part trois semaines avec des sacoches, bivouaque sous les étoiles et traverse plusieurs pays.
L'ancien routier qui a abandonné les groupes sportifs pour retrouver du plaisir et de la liberté.
Le vététiste qui veut rouler plus vite sur les chemins larges mais garde ses réflexes technique.
Le cyclotouriste qui a juste acheté un vélo plus polyvalent que son vélo de route.
Le commuter qui utilise son gravel pour aller au travail et partir en week-end.
Ces gens n'ont rien en commun, si ce n'est le format de leur vélo. Exactement comme les riders VTT des années 90.
Ce qui va se passer — parce que c'est déjà en train de se passer.
La fragmentation du VTT ne s'est pas faite par décret. Elle s'est faite naturellement, poussée par les riders eux-mêmes, puis amplifiée par les marques et institutionnalisée par les instances sportives. Le même processus est en cours pour le gravel, et si on regarde bien, on peut déjà en voir les signes :
Les gammes se spécialisent. Les marques commencent à séparer leurs gammes
Les compétitions se codifient. Des formats de compétition émergent avec leurs propres codes
Les tribus se constituent. Les communautés se forment par affinités, pas par catégorie de vélo
Les médias se segmentent. Des médias et créateurs de contenu s'adressent à des segments précis
Dans dix ans, le mot "gravel" sera probablement aussi insuffisant que le mot "VTT" aujourd'hui pour décrire ce qu'on fait vraiment sur ces vélos.
Pourquoi c'est important de le comprendre maintenant.
Parce que c'est dans ces moments de transition que tout se joue. Les marques qui ont compris tôt ce que le VTT allait devenir sont celles qui ont façonné l'industrie. Les médias qui ont pris position avant la fragmentation sont ceux qui ont construit l'audience la plus solide.
Le gravel est encore à ce moment rare où tout le monde se retrouve sous la même bannière. Mais ce moment ne durera pas. La question n'est pas de savoir si la fragmentation va arriver — elle est déjà en cours. La question, c'est : est-ce que vous la regardez, ou est-ce que vous la racontez ?
"Le gravel n'est pas une discipline. C'est une porte d'entrée vers plusieurs disciplines qui n'ont pas encore de nom."
Pour illustrer ça, je vous laisse avec ce pavé dans la mare qu’a jeté Kona : le LBF
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Cette semaine, je suis allé à la rencontre de Mehdi, co-fondateur du magasin Le Ravito 18.
L’objectif était de filmer une insertion pour Shifter, sponsor d’En Roue Libre qui apparaitra dans les prochains épisodes.
En discutant avec Mehdi, j’ai découvert un pur passionné dont l’objectif était de partager sa passion avec ses clients, simplement et de manière authentique, comme j’essaie de le faire moi-même avec En Roue Libre.
Sauf que Mehdi le sait : aujourd’hui, il ne peut pas se contenter de vendre des produits.
La livraison à l’autre bout de la France en 24h, la profondeur d’assortiment ou la guerre des prix sont des terrains où les grands acteurs du e-commerce sont très présents.
Mais ce n’est pas là que Mehdi fait la différence.
Mehdi fait ce que le e-commerce ne peut pas vraiment faire : il partage une expérience avec ses clients et les accompagne dans leur pratique.
Il organise des ateliers de réparation de vélo pour apprendre à ses clients à être autonomes. Il les aide à prendre confiance lors de sorties en dehors de leur zone de confort. Il organise aussi des sorties dans la région pour rassembler les passionnés.
En résumé, il accompagne des pratiquants pour leur permettre de vivre leur passion du vélo pleinement, en faisant disparaître les freins qui les empêchent d’aller plus loin.
C’est exactement ce que fait Shifter pour Mehdi.
En simplifiant la gestion de la relation client avec un CRM complet et un module de prise de RDV, un logiciel de caisse connecté à sa gestion de stocks et ses fournisseurs, Shifter aide Mehdi à se concentrer sur son activité et le partage de sa passion avec ses clients.
Parce que finalement, le rôle d’un magasin, c’est bien plus que de vendre, c’est de rassembler.
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Si comme Mehdi vous êtes gérant d’un magasin et que vous voulez vous concentrer sur l’essentiel, essayez Shifter dès aujourd’hui en vous rendant sur app-shifter.com/enrouelibre avec le code ENROUELIBRE30 et bénéficiez de 30% de remise sur votre abonnement.
Chaque mois, Shifter tire au sort un magasin ayant utilisé ce code et lui offre un an d’abonnement.
Je vous avais laissé sur la Rampage et il s’est passé pas mal de choses depuis.
Voici un résumé en quelques lignes, n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour accéder aux contenus.
On a débriefé de la Rampage en live avec Tomas Lemoine.
J’ai visité l’usine de fabrication des vélos Giant à Taïwan.
J’ai aussi testé le nouveau Anthem Advanced SL et le Anthem X Advanced SL.
Je me suis tiré la bourre avec Morgane Charre et Camille Balanche sur l’Enduro Marinès à la Réunion.
J’ai essayé de suivre Florent Payet sur les recos de la Mégavalanche de la Réunion et j’ai aussi essayé de suivre Alex Rudeau sur le parcours des qualifs.
J’ai essayé de survivre lors de la finale de la Méga.
J’ai tendu le micro à Maxime Brunand, Steven Le Hyaric, Rodolphe Beyer et Sam Pilgrim sur le stand Canyon au Roc d’Azur.
J’ai partagé mes meilleurs moments de 2025 et mes plans pour 2026
J’ai fait la liste des 15 produits avec lesquels j’ai préféré rouler en 2025.
J’ai discuté Avenir de l’Enduro et de l’Ebike avec Enrico Guala, le “pape” de l’enduro.
On a parlé puissance moteur, taille de manivelles et compétition en VTTAE avec Lévy Batista.
On a parlé gastronomie, intensité et passion du vélo avec le chef double étoilé Michelin Jean Sulpice.
J’ai fait un panorama de 50 produits pour rouler au chaud et au sec cet hiver.
On a parlé trial et Enduro avec Alex Rudeau.
J’ai pris une belle claque avec Maël Féron qui m’a parlé de son documentaire Mégavalanche Up & Down.
J’ai visité l’usine du futur où on fabrique et teste nos antivols.
On a bien parlé Gravel, ultra-distance et voyage à vélo avec Axel Carion.
J’ai vu un four à disques chez Hope a fait péter mon Insta. (3,7M de vues).
J’ai vu comment on faisait des étriers de freins minute chez Tektro. (1,7M vues)
J’ai testé une roue libre assez… bruyante chez Giant et une mini-pompe électronique chez Cycplus.
J’ai vu comment on fait une purge automatique chez Tektro.
Enrico Guala m’a expliqué pourquoi la course à la puissance est un danger pour le VTTAE.
Le monde s’excite sur un vélo bizarre au look Moto chez Moto Parilla.
Pinarello a sorti un gravel qui ressemble comme 2 gouttes d’eau à un VTT.
Lena, chef produit Antivol m’a expliqué comment Abus a développé l’antivol le plus résistant au Monde, le Granit Super Extrême 2500.
On a aperçu Nico Vouilloz, alias “ET” le décuple champion du Monde de VTT de descente, aux côtés du team Specialized Gravity lors des Crankworks de Christchurch.
L’info avait été dévoilée par Loïc Bruni himself dans une vidéo réalisée par VitalMTB
Nico Vouilloz semble donc être de retour aux affaires et il va officier pour la saison en tant que “Line Spotter” (dénicheur de treajectoires") auprès des pilotes du team Specialized Gravity.
Nulle doute que ça devrait donner à Loïc Bruni et Finn Iles quelques billes pour essayer d’éviter que Jackson Goldstone ne prenne trop le large…
Le Forbidden HeatenÀ l’heure où tout le monde est à fond sur les e-bikes et les gros moteurs, je suis tombé sur ce montage et je suis instantanément tombé amoureux.
Cadre titane, géométrie actuelle, composants soigneusement sélectionnés, tout ce que j’aime dans le vélo est ici.
Selon la marque, c’est un vélo qui répond aux besoins et habitudes des pilotes nord-américains en hiver.
En effet, pour éviter que les conditions hivernales ne déteriorent leur vélo d’Enduro (roulements, etc), ils le démontent et mettent les pièces sur un cadre semi rigide qui ne subira pas les intempéries.
La simplicité de ce vélo et la perspective de pouvoir quasiment tout faire avec en fait ma prochaine target.
À suivre et à voir en détail sur VitalMTB
Le Euler Bikes Project: Trail PrototypeSi je vous dit que ce vélo a été conçu par un jeune de 16 ans, vous me croyez ou pas?
Et bien il va falloir vous y faire parce que ce bijou est l’œuvre de Carter Bilawchuk.
Carter a 16 ans, c'est un designer, maker et passionné de VTT de la région de Boston. Il est animé par l'envie de mêler fonctionnalité concrète et design esthétique.
Ses projets explorent l'équilibre entre performance mécanique et élégance visuelle, à travers des réalisations qui le poussent à apprendre de nouveaux outils et techniques.
Au-delà des vélos, Carter s'intéresse à la photo, à la vidéo et aux rendus numériques et 3D.
Il mobilise toutes ces compétences pour documenter l'aventure de la construction d'un vélo et donner envie aux autres de se lancer dans leurs propres projets ambitieux.
A suivre sur Instagram
Rémi Absalon, Hugo Pigeon et Damien Oton sont allés se faire un joli trip au Népal et les images qu’ils ont ramené sont abolument sublimes.
Le tout est rassemblé dans un contenu au format “un diner presque parfait” mais ambiance VTT Enduro.
Voici donc Un Spot Presque Parfait.
Vidéo à retrouver sur Pinkbike
Voici les prochains contenus à suivre que vous allez bientôt pouvoir retrouver sur En Roue Libre.
Dans cette vidéo, je vous emmène au nord de seattle à Bellingham, l’un des hauts lieux du VTT en amérique du Nord pour vous faire découvrir la marque EVIL.
Evil, c’est une petite marque indépendante et engagéé, à l’image de son nom qui lui a valu de se faire interdire de parution dans un média en ligne très connu.
Mais quand on parle d’engagement, c’est aussi au niveau des modèles, du design, des géométries, même du nom des couleurs,
Ça contribue à faire d’Evil une marque très niche et évidemment c’est pas pour tout le monde.
Mais généralement ceux qui se reconnaissent dans son état d’esprit ne la quittent plus
J’en avais pas entendu parler depuis un moment et j’aurais pas été étonné si on m’avait dit qu’elle avait été mise en sommeil, rachetée ou qu’elle avait tout simplement disparu.
Mais comme j’ai appris qu’elle était toujours là, j’ai voulu savoir comment elle se portait et de me faire faire une visite des locaux par Jason, le patron de la marque, ancien pilote elite en Cross Country.
Et vous allez voir qu’Evil a su faire preuve d’agilité pendant la période covid pour passer la vague et continuer son activité et que beaucoup de marques, petites et grosses auraient pu prendre exemple sur elles.
Rendez-vous sur la chaine Youtube d’En Roue Libre ce dimanche à 10H.
Chris King est une anomalie. Une marque qui fait des moyeux, des jeux de direction depuis maintenant 50 ans et qui reste la référence ultime en matière de qualité de fabrication et de prestige.
Aucune autre marque que Chris King n’est parvenue à faire autant rêver sur des produits comme ceux-ci.
Et j’ai voulu comprendre pourquoi.
Dans cette vidéo, vous allez découvrir non seulement comment la marque fabrique les plus beaux composants au Monde, mais vous allez surtout être scotchés par la manière dont elle le fait.
Avec des machines de la seconde guerre mondiale à la précision redoutable mais aussi avec une obsession dans la réduction de son impact environnemental dont beaucoup pourraient s’inspirer.
Je suis allé à Portland, dans l’Oregon pour voir comment Chris King fabriquait ses moyeux et je suis reparti avec une masterclass de conscience environnementale, sans greenwashing et sans leçon donnée à personne. Juste du bon sens.
Comme Chris King, ENVE a su développer des produits et une image qui en font l’une des marques les plus désirables du moment.
Je me suis rendu à Ogden, dans l’Utah avec Mohawks, le distributeur de la marque pour découvrir ses locaux et son usine et voir comment elle fabriquait ses produits mais surtout pour comprendre comment elle avait réussi à construire cette aura que tout le monde lui envie.
J’ai pu discuter avec son président, Mike Stimola pour qu’il me raconte comment il a remonté la boite qui perdait de l’argent pour en faire une entreprise rentable.
C’était tellement intéressant d’échanger avec Mike que j’ai eu envie d’enregistrer un épisode avec lui pour qu’il me raconte tout ça en détail et sa prise de recul au sujet de la situation de l’industrie du vélo à l’heure actuelle appelle à la réflexion.
Tout ça est à retrouver très bientôt sur Youtube.
FSA m’a convié pour une immersion exceptionnelle auprès du nouveau team Lapierre PXR pour comprendre comment Thomas, le team manager accompagne ses coureurs et les aide à atteindre le meilleur niveau de performance à l’aube du démarrage de la saison de coupe du Monde.
Une plongée au cœur du team qui m’a ouvert les yeux sur le souci apporté au moindre détail qui peut permettre de chasser les précieux centièmes.
Avec Tobias Lillelund, coureur prometteur du team
Nicolas Fleury est venu au studio pour me parler de comment il a transformé sa passion en un business.
On a enregistré un épisode en visio avec Julien Meunier et on est revenus sur les années 24 bicycles, la pratique du street et son actu.
Si vous ne connaissez pas 24 Bicycles ni Julien Meunier, ça veut dire que cet épisode n’est pas pour vous 😇.
Pour les autres, ça va vous rappeler des souvenirs.
Taipei show et Sea Otter
Fin mars, je me rendrai au Taipei Show, la grand messe pendant laquelle les marques de vélo font leur marché auprès des fournisseurs asiatiques qui fabriquent pour elles, C’est un évènement incontournable pour tous ceux qui travaillent dand l’industrie.
J’y serai pour découvrir cet aspect du monde du vélo que les gens ne voient jamais et je vous prépare un reportage complet pour partager avec vous ce que je vais voir là bas.
Je me rendrai ensuite à la Sea Otter à Monterey aux États unis pour assister au lancement de la saison nord américaine, rencontrer les marques locales et evidemment là aussi, je n’y vais pas « juste » pour ma poire et j’aurais avec moi ma caméra pour vous faire vivre cet évènement de l’intérieur.
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